L’erreur n°1 des coureurs en hiver : vouloir garder les mêmes allures
- RUN4U

- 13 janv.
- 2 min de lecture
Chaque hiver, c’est le même scénario. Les températures baissent, les conditions se dégradent… mais beaucoup de coureurs s’acharnent à maintenir exactement les mêmes allures qu’au printemps ou à l’automne.
Résultat ? Fatigue excessive, séances ratées, perte de motivation, parfois blessure. Et pourtant, ce n’est pas un manque de mental. C’est une mauvaise lecture de l’entraînement hivernal.
Pourquoi les allures ne peuvent pas rester les mêmes en hiver
En hiver, ton corps ne fonctionne pas dans les mêmes conditions.
Le froid augmente le coût énergétique de l’effort
Les muscles sont plus raides au départ
Les terrains sont plus lourds ou glissants
La récupération est souvent moins bonne (stress, sommeil, rythme de vie)
Vouloir tenir les mêmes chronos que par 15 degrés sur terrain sec, c’est ignorer la physiologie.
Le piège classique : confondre allure et efficacité
Beaucoup de coureurs pensent encore que progresser = courir vite tout le temps. En hiver, cette logique est contre-productive. Ce qui compte à cette période, ce n’est pas la vitesse affichée sur la montre, mais :
la qualité de l’effort
la régularité des séances
la capacité à encaisser la charge sans s’user
Une séance réussie en hiver n’est pas une séance “rapide”. C’est une séance bien dosée.
Ce qu’il faut adapter concrètement
Adapter ses allures en hiver ne veut pas dire lever le pied sans réfléchir. Ça veut dire changer de référence. Voici les ajustements essentiels :
Raisonner en sensation plutôt qu’en chrono. Endurance = aisance respiratoire, pas une allure fixe.
Accepter des allures légèrement plus lentes. 5 à 15 secondes au kilomètre, parfois plus selon les conditions.
Allonger l’échauffement. Le corps met plus de temps à être prêt. Sauter cette étape est une erreur.
Réduire l’intensité quand le terrain l’impose. Mieux vaut une séance maîtrisée qu’un entraînement “héroïque”.
Pourquoi cette adaptation fait progresser à long terme
C’est contre-intuitif, mais c’est là que beaucoup se trompent. Les coureurs qui acceptent de ralentir en hiver sont souvent ceux qui :
restent réguliers
évitent les blessures
arrivent plus frais au printemps
progressent réellement sur la saison
L’hiver sert à construire, pas à performer. Vouloir prouver quelque chose à sa montre en janvier coûte souvent très cher en mars.
Le rôle clé de l’accompagnement en hiver
C’est aussi pour ça que l’hiver est une période délicate sans regard extérieur. Quand tu t’auto-entraînes, tu as tendance à :
te comparer
forcer les jours “sans”
sous-estimer la fatigue accumulée
Un accompagnement permet de :
ajuster les allures semaine après semaine
sécuriser la charge
garder un cap clair malgré les conditions




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